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Secteur de l’énergie: les bonnes résolutions

8 janvier 2021 : Ambre Bernard--Durand

Secteur de l’énergie: les bonnes résolutions

Les débuts d’année se suivent et se ressemblent. Dans l’euphorie des passages à l’an nouveau, tout semble possible, cette année sera enfin la bonne se dit-on. Du moins c’est ce que l’on se pousse à croire. Que l’on s’illusionne…


En effet, ces bonnes résolutions sont d’une constance à faire rêver tout mathématicien qui chercherait une suite parfaitement équivalente : aucune n’est jamais tenue, immuablement.




Aucune n’est jamais tenue, immuablement.




Et ce qui vaut pour les individus vaut également pour les politiques publiques ou les tendances de société. Car oui, de fait, depuis l’appel du Président Jacques Chirac à agir lors du sommet pour la Terre de Johannesburg, il y a de cela pas moins de 28 ans (!), l’échéance de la « transition écologique » ne cesse d’être retardée. 2020 au début du siècle, 2030 encore hier, 2050 maintenant, et la décennie qui s’est ouverte il y a à peine un an ne sera pas encore écoulée que l’horizon aura déjà coulé vers 2070, ou plus assurément, 2100. Ah, la fuite du temps que regrettaient déjà Du Bellay ou encore Lamartine…




Un degré d'urgence sans cesse renégocié.




Or, pendant ce temps, le temps, lui, effectivement, s’écoule, et les jours vécus s’accumulent. Et avec eux le lot quotidien de trajets, de production et de consommation de la race humaine. Du reste, l’épuisement des hydrocarbures devient chaque jour plus un mirage qu’une réalité. Ce serait effectivement un coup d’arrêt qui forcerait l’humanité à changer de mode de consommation voire même de civilisation. Mais force est de constater qu’avec les découvertes de nouveaux gisements qui semblent inépuisables, la question de la réelle faisabilité du changement de paradigme énergético-civilisationnel, dans lequel nous vivons depuis la première révolution industrielle, se pose réellement.




Une lueur d'espoir ; la technologie




Toutefois, même si l’on met de côté le phantasme du retour à un âge d’or archaïque d’un monde qui ne produit plus rien, cette théorie de la décroissance dont la popularité croissante est proportionnelle à l’inanité de ses propositions, il reste une lueur d’espoir, que jetterait enfin une ampoule bas carbone.


 


De fait, ce n’est pas la voie de cet obscurantisme qui est celle de la réussite. C’est au contraire celle d’une foi dans la science et dans la capacité de résilience de l’Humanité. En effet, les possibilités pour décarboner l’économie sont au nombre de deux : vivre dans les cavernes, ou se réinventer, aller de l’avant, réaliser ce qui avait toujours semblé impossible aux couards et aux ignorants, comme inventer les avions ou marcher sur la Lune.


Étant donné que le caractère désastreux de la première solution est obvie, concentrons-nous sur la seconde. Songeons par exemple à Tesla et son envolée boursière en 2020. Cette progression spectaculaire est certes mâtinée de l’irrationalité caractéristique des investisseurs occasionnels. Mais elle traduit aussi et surtout l’attente croissante des industriels, des institutionnels, des politiques publiques, en somme de toute la société, d’une solution alternative de consommation.




Vers un nouveau paradigme ?




Et on peut légitimement les comprendre, tant la « transition » des technologies héritées de Karl Diesel, plus que centenaires, vers celles du vingt-et-unième siècle est synonyme du remplacement d’un marché saturé par un marché où tout le monde est à équiper. En effet, les investisseurs, et plus généralement les décideurs économiques ne s’embêtent guère d’angélisme écologique. Non pas qu’ils soient insensibles à tout cela. Cependant la réalité est que les fonds de pension ou d’investissement sont des personnes morales, donc dénuées de sentiments, si ce n’est l’amour du gain, ici pécuniaire, mais qui aurait pu être autre, et qui est après tout le catalyseur de toute l’histoire humaine.


 


Et c’est justement pour cela que l’on peut raisonnablement dire que si, dans le plan technologique actuel, rien de bon ne sortira, le changement de paradigme technologique sonnera le début d’une amélioration notable. Car si les plus grands fonds du monde ont choisi de miser sur ce nouveau monde industriel qui se profile, et dont le véhicule électrique n’est qu’un des aspects, c’est qu’il va être amené à être la norme, ce qui justifie les si gros investissements consentis jusqu’ici.


 


En effet, quid d’une éventuelle obligation de mise aux normes entraînée par le législateur ? Les profits seraient exceptionnels si chaque voiture de France et de Navarre avait obligation à être changée pour un modèle flambant neuf, embarquant les toutes dernières, et donc onéreuses, technologies électriques ou hydrogènes. Il y a de cela trente ans, l’amiante était l’avenir de l’isolation… Et pourtant cela n’a pas empêché  l’État de changer de direction radicalement.




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Rédigé par Lucas JOLY

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